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Henri Matisse artiste peintre et sculpteur célèbre
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Henri Matisse, est fils d'un marchand de grains, né au Cateau-Cambrésis, dans le nord dela France, le 31 décembre 1869. Après une année de droit passée à Paris sans voir aucun musée ni la moindre exposition, il rentre comme clerc d'huissier dans sa province. En 1890, à vingt et un ans, le hasard engage une vocation jusqu'alors imprévue. Pour le distraire durant une longue convalescence, sa mère lui offre une boite de couleurs. Il est aussitôt transporté dans une espèce de paradis qui deviendra son univers vital. Après quelques leçons de dessin sur place, il force la résistance de son père et obtient, en 1891, d'aller à Paris pour un apprentissage systématique. Il fréquente l'Académie Julian, s'inscrit en octobre 1892 aux cours du soir de l'Ecole des Arts décoratifs, y noue avec Marquet une indéfectible amitié.
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En 1895, Gustave Moreau remarque son travail et l'admet sans examen dans son célèbre atelier où se pressent Rouault, Desvallières, Piot, Evenepoel, suivis par Fladrin, Camoin, Manguin, Limaret. Il s'épanouit dans cette atmosphère chaleureuse et libérale tout en procédant avec patience et méthode, faisant des copies au Louvre et des exercices sur nature, recherchant la maïtrise des valeurs avant la conquête de la couleur. Tandis qu'il expose aux Salons de la Nationale (1896-1897) des compositions encore sombres et timides, il passe deux étés successifs à Belle-Ile, reçu par John Russell, ami de Van Gogh et desimpressionnistes, qui le met en contact avec Rodin et Pissaro.
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Après son mariage en janvier 1898, il se rend à Londre pour voir Turner, s'attarde une année en Corse et dans la région de Toulouse, ébloui par la lumière méridionale qui sera son véritable climat. A son retour sur Paris, en 1899 il renonce aux voies officielles pour mener, malgré de graves difficultés matérielles, son exploration personnelle. Il rencontre, lors de cours dans une Académie de la rue de Rennes, Derein et Jean Puy, s'initie à la sculpture sous l'égide de Barye et de Rodin. Une première exposition privée chez Vollard en 1904, dresse le bilan de sa formation intensive. Il rejoint à Saint-Tropez, Signac et Cross, dont il adopte un moment la technique pointilliste. En été 1905, il entraîne Derain à Collioure, devient la vedette du Salon d'Automne historique où la cage centrale des "Fauves" fait scandale et sensation. En 1906, il envoie aux Indépendants une compsition majeure : la joie de vivre, rassemble une deuxième exposition particulière chez Druet, aborde la gravure et la lithographie, rencontre chez les Stein son jeune rival Picasso. Une série de voyages le conduisent en Algérie, en Italie, en Allemagne, en Espagne, à Moscou, au Maroc. Son influence s'exerce dans le monde entier, et de 1908 à 1911 il est amené à ouvrir sa propre académie. En 1909 il s'installe à Issy-les-Moulineaux, sur la route de Clamart, et réalise à l'écart de Paris, dans une vaste et calme maison au milieu d'un jardin, les grandes oeuvres dont beaucoup sont acquises avant 1914 par les amateurs russes Stchoukine et Morosov.
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Portrait à la raie verte : composé de tons purs
en applats, ce portrait de Mme Matisse incarne
le Fauvisme. Il tire son nom de l'audaucieuse
bande vert-jaune qui, sous le casque des
cheveux bleus, sépare verticalement l'intense
visage en côté sombre et côté lumineux.
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Nature morte aux aubergines : Véritable décoration exécutée à la
détrempe, elle fut rachetée par l'artiste à son propriétaire et
offerte au musée de Grenoble dont elle est un des joyaux. Trois
aubergines posées au centre sur une table donnent la note grave.
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En 1917, il accompagne Marquet à Chenonceaux puis à Marseille, découvre à Nice une lumièure paradisiaque. En 1921, il décide, tout en gardant résidence à Paris, de se fixer définitivement sur les bords de la Méditerranée, dans ce climat de luxe et de sérénité qui baigne le second versant de sa vie. Il visite à nouveau l'Angleterre, l'Italie, se rend au Etats-Unis. Puis lors d'un séjour en Polynésie, il décide de faire le tour du monde. Il exécute des costumes et décors de ballets, s'emploie à édifier la Chapelle dominicaine de Vence, monument de synthèse et testament. Il meur le 3 novembre 1954, sur la coline de Cimiez, à Nice, où il repose dans le paysage de son choix, près du musée qui consacre désormais son souvenir et son génie.
"Par le chant et la dance, l'homme manifeste son appartenance à une communauté supérieure :
il a désappris de marcher et de parler et, dansant, il est sur le point de s'envoler dans les airs"
Friedrich Nietzsche
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Nu rose : De nombreux dessins préliminaires et 22 photographies conservées
permettent de suivre jusqu'à la réalisation définitive les étapes
successives de ce nu majestueux et monumental. C'est la toile
maîtresse de la fameuse collection réunie par Etta et Claribel Cone.
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Le bonheur de Vivre : très célèbre et magnifique peinture faisant
partie d'une collection ayant permis à Henri Matisse de devenir
le peintre célèbre.
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Extrait en partie de Chefs d'oeuvre de l'art - Grands Peintres
Quelques paroles de Henri Matisse :
"J'ai fait de la sculpture parce que ce qui m'intéressait dans la peinture c'était de mettre de l'ordre dans mon cerveau."
"Ainsi pour exprimer la forme, je me livre, parfois à la sculpture, qui me permet, au lieu d'être placé devant une surface plane, de tourner autour de l'objet et de le mieux connaître."
"Ce que je poursuis par dessus tout, c'est l'expression"
"Tendre au dépouillement plutôt qu'à l'accumulation des détails..."
"J'ai toujours tenu le dessin, non comme un exercice d'adresse particulière, mais avant tout, comme un moyen d'expression de sentiments intimes et de description d'états d'âme, un moyen simplifié pour donner plus de simplicité, de spontanéité à l'expression, qui doit aller sans lourdeur à l'esprit du spectateur."
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