Henri Michaux Artiste Peintre célèbre
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Henri Michaux est un être solitaire et mystérieux dès son enfance qu'il passe dans une famille de chapeliers aisés, à Bruxelles. Après avoir séjourné dans un pensionnat de la région anversoise, il poursuit ses études au Collège Saint-Michel où il fréqauente le futur poète Geo Norge. Au lycée, il se lia d'amitié avec deux autres futurs écrivains : Herman Closson et Camille Goemans., puis de Tolstoï et Dostoïevski.
Après un bref passage en faculté de médecine, il part en mer et s'embarque comme matelot à 21 ans. Il navigue pendant deux ans, puis s'installe à Paris, où il se lie avec Jules Supervielle, Max Ernst ou encore Giorgio de Chirico. Epris de voyages lointains, il n'a de cesse de parcourir le monde. Entre 1929 et 1939 il visite, parmi d'autres pays, l'Equateur, l'Inde, le Japon, l'Uruguay... et rédige ses premiers carnets de voyage (Ecuador en 1929). Avant cela, il a déjà publié divers textes remarqués : une autobiographie (Qui je fus en 1927), des poèmes et proses poétiques (les Rêves et les jambes en 1923).
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Dans les années 1920, il collabore activement à la revue d'avant-garde Le Disque vert fondée par Franz Hellens. Pendant cette période, il émigre à Paris. C'est à partir ce cette période qu'il reniera tout ce qui le rattache à la Belgique, et gardera jusqu'à son dernier jour une réelle affinité avec la France et Paris.
À Paris, il rencontre le poète Jules Supervielle avec qui il restera ami jusqu'à sa mort. En 1936 ils voyagent en Uruguay (chez Supervielle) puis à Buenos Aires en Argentine pour le Congrès International du Pen Club International. C'est au cours de ce voyage que Michaux rencontre Susana Soca, femme de lettres uruguayenne avec qui il sera très lié. Il retrouve également Victoria Ocampo, la directrice de SUR.
Michaux fut ami avec plusieurs personnes qui jouèrent un grand rôle dans le monde artistique, comme Brassaï, Claude Cahun, Jean Paulhan son éditeur à la NRF, le libraire-éditeur Jacques-Olivier Fourcade, son « ami le plus proche et correspondant, qui l'embauchera comme conseiller littéraire. Il publiera Mes propriétés en 1929, et Nous deux encore en 1948), ...
Outre les textes purement poétiques, il rédige des carnets de voyages réels ou imaginaires, des récits de ses expériences avec les drogues, et notamment la mescaline, des recueils d'aphorismes et de réflexions. Bien que ses ouvrages les plus importants aient été publiés chez Gallimard, de nombreaux petits recueils, parfois illustrés de ses dessins, ont été publiés à un faible tirage chez de petits éditeurs.
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Parallèlement, sans avoir suivi le moindre enseignement en la matière, Michaux peint et dessine dès 1925. De plus en plus au cours de sa vie, les deux arts se mêlent dans ses publications, et des expositions lui sont consacrées (notamment au Musée d'Art Moderne). Toujours en quête de lui-même, il relate, avec son humour habituel et son écriture aussi précise que lyrique, ses voyages intérieurs et imaginaires (Voyage en Grande Garabagne en 1936) et expérimente les drogues, pour en retranscrire les effets sur son esprit (Misérable Miracle en 1956 ou l'Infini Turbulent en 1957). Sa vie d’écrivain s'est faite en dehors des cercles littéraires de son temps, Michaux refusant de s'inscrire dans quelque mouvement que ce soit (« Le surréalisme ? Le mot fera peut-être fortune, mais il se vante. ») ou même de recevoir le Grand Prix National des Lettres en 1965. Durant toute sa vie, il pratiquera autant l'aquarelle que le dessin au crayon, la gouache que la gravure ou l'encre. Il s'intéresse également à la calligraphie qu'il utilisera dans nombre de ses œuvres.
Son expérimentation de la mescaline (commencée en 1954, à l'âge de 55 ans, alors que Michaux n'avait auparavant consommé aucune drogue mis à part de l'éther) lui permettra de retrouver son attrait pour la médecine et en particulier la psychiatrie (il a assisté de nombreuses fois et dans de nombreux pays à des présentations de malades dans des asiles). Ces expérimentations se déroulaient avec l'aide d'un médecin, en calculant précisément les doses ingérées, et en notant ou en dessinant ses impressions pendant ces séances. Il s'agit d'une approche scientifique de ces substances psychotropes (Michaux expérimenta également le LSD et la psilocybine) et de la création artistique qui peut en découler.
À la fin de sa vie, Michaux était considéré comme un artiste fuyant ses lecteurs et les journalistes, ce qui contraste avec les nombreux voyages qu'il a faits pour découvrir les peuples du monde, et avec les nombreux amis qu'il compta dans le monde artistique.
Henri Michaux fait partie des peintres réunis pour l'exposition L'envolée lyrique, Paris 1945-1956 présentée au Musée du Luxembourg (Sénat), avril-août 2006 (Sans titre, 1948; Six dessins pour 'Mouvements' , 1949; Sans titre, 1951, Dessin mescalinien, 1955) et du mouvement artistique Art Brut ou Art informel.
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