Marie Laurencin Peintre et graveuse célèbre

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Marie Laurencin, peintre et graveuse française, est née à Paris le 31 octobre 1883 et décédée à Paris le 8 juin 1956 est une .
Faisant partie du monde des Arts et des Lettres, cette artiste, écrivain et peintre avant sa vingtaine année, est une exception : elle vie dans un monde d'hommes. Pourtant elle ne se bat pas : elle existe !
En 1907, elle expose pour la première fois au salon des Indépendants. C'est cette même année que Picasso lui fait connaître Guillaume Apollinaire, dont elle tombe amoureuse. De cette rencontre, naît une liaison aussi passionnée que tumultueuse qui dure jusqu'en 1912. Mais c'est aussi avec cette liaison qu'elle découvre le petit monde du "Bateau-Lavoir" avec Picasso, Braque, Gertrude Stein, Kahnweiler, venant y travailler. |

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En 1913, elle rencontre le Baron Otto Van Wätjen et expose à la galerie Sturm à Berlin aux côtés de Picasso, Braque, Delaunay ou encore Léger.
En 1914, elle épouse le baron Otto von Wätjen. Le couple s'exile en Espagne dès la déclaration de guerre, d'abord à Madrid, puis à Barcelone. La même année, Arthur Cravan dans le numéro 4 de sa revue Maintenant se moque de Marie Laurencin dans un article resté célèbre pour sa virulence envers les artistes en général. Elle s'associe avec les artistes Sonia et Robert Delaunay grâce à une rencontre organisée par Francis Picabia, pour lequel elle compose des poèmes pour sa revue dada 291 en 1917. En 1918 elle apprendra la mort d'Apollinaire, la plongeant dans un chagrin aussi profond que leur amour avait été grand. Elle revient à Paris en 1920. Cette année là, elle devient portraitiste officielle du milieu mondain féminin. En 1921, elle déssine des décors pour le théâtre et l'opéra, avec entre autre : Cocteau et Roland Petit. Elle continuera à peindre, affirmant toujours son style très féminin : un emploi particulier de couleurs fluides et suaves, une simplification croissante de la composition, une prédilection pour certaines formes féminines allongées et gracieuses, qui lui permettra bientôt d'occuper une place privilégiée au cœur du Paris mondain des années 1920. Elle illustre l'étiquette du château Mouton Rothschild 1948.
Celle que l'on surnomera la "Dame du Cubisme", continuera à peindre et à écrire nouant des liens profonds et féconds avec de nombreux écrivains dont elle illustrera les oeuvres : Gide, Max Jacob, Saint-John Perse, Marcel Jouhandeau, Jean Paulhan, Lewis Carroll, Henri-Pierre Roché et bien d'autres.
Elle continuera à peindre affirmant toujours ce style fait de douceur et de féminité, et à écrire jusqu'à sa mort le 6 juin 1956. Selon ses dernières volontés, elle a été mise en terre vêtue d'une robe blanche, tenant dans une main une rose et dans l'autre une lettre d'amour d'Apollinaire...
Son nom a été popularisé en 1975 par la chanson de Joe Dassin, "L'été indien". "Avec ta robe longue tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin"
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