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Le célèbre artiste peintre : Paul Signac
Né à Paris le 1er novembre 1863, Paul Signac grandit à Montmartre. Ses parents, petits bourgeois tranquilles, tenaient un commerce de fourrures dans l'avenue Frochot, près de Pigalle. Le quartier était alors des plus calmes, habité par des peintres qui suivaient consciencieusement les voies académiques traditionnelles. La formation du jeune Signac et son goût précoce pour les positions avancées, en art et en politique, sont dues ausi bien aux lectures et aux fréquentations de sa génération, qu'à une réaction contre son entourage. Sa curiosité et ses sympathies allaient aux peintres de la vie contemporaine, ces impressionnistes tant décriés. Et, bien qu'il se fût inscrit en 1883 dans l'atelier du Prix de Rome Bin, sa véritable école devaient être l'étude passionnée de Claude Monet et de ses amis.
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Etudiant en Architecture, Signac a commencé sa carrière comme d'innombrables amateurs, en peignant sur les berges
de la Seine. C'est un sujet auquel il demeurera attaché une fois célèbre.
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Cet Artiste participa en 1884 à l'exposition du Groupe des Artistes indépendants, qui s'était constitué pour rompre avec l'esprit des Salons officiels.
Au cours d'une réunion, à laquelle Signac participa et où il fit la connaissance de Seurat, ce noyau turbulent se transforma en Société des Artistes Indépendants. Il devait devenir, dans les années suivantes, le principal instrument de diffusion de la jeune peinture. Dès après cette rencontre, les recherches de Signac sur la couleur, et celles poursuivies par Seurat, aboutirent à l'élaboration d'une novelle technique, qui séduisit même le vieux Pissarro : ce dernier en effet tint à montrer son travail en même temps que celui de ses jeunes amis à la huitième et dernière exposition des impressionnistes, en 1886. Entre-temps, Signac se liait toujours plus aux milieux littéraires symbolistes, et surtout avec le critique Fénéon, qui portait comme lui un grand intérêt aux théories savantes de Charles Henry et au mouvement anarchiste. Mais il ne négligeait pas pour autant sa collaboration intermittente avec des journaux comme le Cri du peuple, Art et critique, et la Cravache. De 1887 à 1890, il peignit un grand nombre de toiles qui sont parmi ses meilleures oeuvres. En même temps, il exposait non seulement au Salon annuel des Indépendants, mais aussi àla Société Belge des "XX", à laquelle il fut élu en 1890. La même année, Fénéon lui consacrait un numéro des Hommes d'aujourd'hui.
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Invité au Salon des Indépendants de 1884, Signac devient rapidement l'undes personnages
les plus en vue de la nouvelle génération. a partir de 1886, il adopte les méthodes du
pointillisme de Seurat et réalise des études sur la division de la couleur dans écrits
théoriques. Cette analyse se traduit par un style pictural qui voit le "point" de Seurat se
transformer en une petite tache ou en une touche de couleur. Sa rencontre avec
Vincent Van Gogh et la mort prématurée de Seurat le conduisent à développer un
style plus personnel, appelé néo-impressionnisme. Ce dernier associe le rythme calculé
des compositions de Seurat à la lumière vive et aux couleurs de la tradition impressionniste.
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Citation de Paul Signac : "Le but de la technique néo-impressionniste est d'obtenir le maximum de couleur et de lumière"
A la mort de Seurat en 1891, il devient le chef incontesté du groupe "Néo-impressionniste" qui comprenait entre autre Cross, Luce, Dubois-Pillet, Angrand, et Van Russelerghe. Ni la disparition prématurée de Seurat, ni la défection de Pissarro ne purent éteindre l'enthousiasme de Signac pour la doctrine divisionniste et le détourner de son prosélytisme. Le point culminant de cette activité lucide et passionée en faveur de la théorie fut la publication, du traité intitulé de Delacroix au Néo-impressionnisme. Cepandant, les étapes de sa peinture étaient toujours liées à cette autre passion dominante de sa vie : la navigation (il possédait plusde trente bateaux). Depuis 1883 Signac avait passé tous ses étés sur la côte de l'Atlantique ; il fut aussi le premier peintre à découvrir Collioure en 1887, et Saint-Tropez en 1892. a partir de 1890, les voyages de Signac à l'étranger se multiplièrent, suivant un itinéraire qui donnait la préférence aux ports : Venise, Constantinople... Il en rapporta une ample moisson d'aquarelles, qui lui servit de documentation pour ses tableaux. En 1908 il devint président de la Société des Indépendants, et y déploya une activité inlassable pendant plus de vingt-six ans, tout en faisant oeuvre d'écrivain et en s'adonnant en même temps à sa grande passion pour la mer. Un peu avant sa mort, qui survint à Paris le 15 août 1935, ilfit encore une belle croisière le long des côtes de la Corse. (Ces informations sont pris sur le livre "Chefs-d'Oeuvre de l'art - Grands peintres"
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Brise, Concarneau (1891)
Huile sur toile (65 x 82)
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